Propriétés de la Marcasite et de la pyrite
Lundi février 6th 2012
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Origine de la marcassite

La marcassite a été jadis très-employée dans divers ouvrages, tels que boucles de souliers et de jarretières, entourages de boîtes de montre, broches, bracelets, bagues marquises, médaillons, etc.

Elle était tout à fait tombée en désuétude, lorsqu’on 1846 une grande quantité de ces pyrite » target= »_blank »>pierres étant arrivée à Paris, on eut l’idée de les utiliser en les montant sur des modèles d’après les anciens bijoux; ce fut d’abord une vogue extraordinaire, puis le mauvais goût, le peu de solidité, et enfin le trop plein de ces sortes de parures, parfois encore assez chères, finit par les faire retomber dans l’oubli.

Les anciens tiraient leurs marcassite s du Pérou, les nôtres viennent de l’Allemagne et du Jura. L’ancienne pierre dite des Incas, dont les Péruviens faisaient des miroirs, existait en grandes plaques que l’on ne trouve plus nulle part.

Toutes les pyrite » target= »_blank »>marcassite s du commerce sont généralement petites; rarement il en est atteignant la dimension d’une pierre de deux carats. Une variété jaune-paille, que l’on trouve sous forme cubique dans la vallée d’Antigoria, près du lac Majeur, est plus rare et moins employée; d’ailleurs elle a moins de brillant métallique, quoique présentant naturellement un poli assez vif.

Celte espèce a souvent tenté les spéculateurs par le teint jaune qu’elle présente et qui faisait supposer qu’elle pouvait contenir le précieux métal; on en fit des essais à diverses reprises, mais on n’en trouva pas ou par hasard en quantité si minime, qu’il n’eût jamais pu couvrir les frais de recherche et d’exploitation.

Genève et notre Jura en taillaient et mettaient en œuvre des quantités immenses, qui de là se répandaient dans toutes les contrées; mais, comme nous l’avons dit, l’engouement cessa pour cette production, probablement à cause de son abondance; et cependant cette pierre avait son agrément et surtout une grande qualité : c’était de présenter le brillant bleuâtre de l’acier poli, tant employé à cette époque, mais de ne pas subir l’influence de l’air humide; en un mot, de ne pas s’oxyder.

Nous croyons qu’à un moment donné, on reviendrait à l’usage de la marcassite , surtout si elle était montée avec goût.

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